Cet article date d’un mois. C’est moi-même qui l’ai rédigé, il n’a cependant pas été publié. À la création de Coliméro, il était déjà trop tard pour envisager sa publication et pourtant, aujourd’hui, je le fais, pour la simple et bonne raison que le prochain article parle de la PS3, et que j’ai trouvé intéressant de mettre cet article malgré tout.

C’est par ailleurs pour le sujet quelque peu vieillissant que j’ai pris l’initiative de mettre le tag Archive, dans le titre entre autre. Peut-être que, à long terme, d’autres articles d’archives seront publiés. C’est envisageable si besoin, je verrais bien au cas par cas.

Sans plus attendre, je laisse place à l’article.

Cela faisait longtemps que de nombreux joueurs et internautes de tous pays l’attendaient et pourtant il se faisait attendre : le crack de la PlayStation 3 vient enfin de voir le jour. C’est en fait un piratage du système interne de la PS3 visant généralement à permettre aux joueurs de profiter d’un contenu – les jeux en particulier – lui-même cracké : des jeux payants auxquels ils peuvent jouer gratuitement.

Une console bien gardée

La PS3 était la dernière console sur le marché à résister à ce genre d’assaut. De nombreux pirates avaient déjà essayé une telle entrée dans le système, mais jusqu’ici aucun d’entre eux n’avaient réussi cet exploit. Pendant ce temps-là, toutes les autres consoles du marché (XBox 360, Wii, etc.) étaient déjà sous le contrôle des pirates. Cela faisait près de 3 ans et 3 mois, depuis la sortie en 2007 de la PlayStation 3, que les hackers cherchaient activement un moyen de forcer la carapace de la PS3. En vain depuis le temps, puisque ce n’est que récemment qu’un pirate vient d’ouvrir le système et briser la protection : cet homme, c’est Georges Hotz.

Georges Hotz ouvre les portes de la PS3

L’auteur de cet exploit est Georges Hotz, plus connu dans le monde des hackers sous le pseudonyme de Geohot. C’est lui qui a travaillé sur le jailbreak de l’iPhone d’Apple. Ce petit génie de l’informatique a passé pas moins de six semaines au piratage de la PS3. C’est du jamais vu pour une console de ce genre. La porte que Geohot a ouverte est une faille dans le système de protection de la console, système qui empêche l’exécution de logiciels qui n’ont pas été approuvés par Sony sur sa machine.

Un accès à l’hypervisor

Cette faille permet donc un accès à la lecture et à l’écriture dans la mémoire de la console. Grâce à cela, le hacker a pu modifier l’hypervisor, le système de contrôle qui vérifie tout ce qui a trait au fonctionnement de la machine. Il peut donc théoriquement faire fonctionner des logiciels non contrôlés par Sony. Ce type de faille a déjà été utilisé sur des autres consoles pour faire fonctionner les copies illégales de jeux. Le système de la PS3 était cependant particulièrement protégé, redoutablement renforcé et très complexe.Par ailleurs, il ne faut pas crier victoire trop vite, les jeux de PS3 vont peut-être aussi être très difficiles à copier. Ce n’est en tous cas pas dans un avenir proche qu’il faut espérer les voir arriver. Ces jeux en effet sont au format Blu-ray et comportent un deuxième niveau de protection : ils utilisent une clef d’encryption, encore inviolée à ce jour.

Conclusion

Tel un exploit, Geohot vient d’ouvrir la porte de la PS3 vers une utilisation quasi-illimitée. Le pirate de défend cependant d’ouvrir la voie à des fraudeurs, déclarant à toutes fins utiles que cette faille ne pourra servir selon lui qu’à des fins purement légales et vérifiés. C’est sans conteste une sorte de défit pour lui : travailler sans relâche à son objectif de briser la protection la plus complexe jamais réalisée jusqu’à maintenant. Et si aujourd’hui son objectif est atteint, il faut à présent voir si l’utilisation peut d’ores et déjà être illimitée ou bien s’il reste encore quelques pas à faire avant le piratage de ces jeux blu-ray pour le moment toujours protégés.